Ségou - Bamako

Publié le par Romain

17/04/07: Ségou - Fana : 117 km   -> 3978km

Le long de cette étape, un nombre impressionant de cadavres de vaches jonchent les bas cotés. L'odeur nauséabonde de l'animal en décomposition prend le nez avant qu'on puisse le voir, c'est ignoble. C'est bizarre que juste sur cette portion de route on en trouve autant, les chauffeurs sont-ils moins attentifs ici? les bergers s'occupent pas de leur troupeaux? En tout cas, comme les gens sont musulmans, les animaux accidentés ne sont pas hallal et donc pas mangés (contrairement aux régions cotières, souvent plus chrétiennes).

Il faut dire que les animaux sont vraiment un danger sur les routes, ils traversent n'importe quand (j'en soupçonne meme quelques uns de traverser exprès quand j'arrive, je suis sur qu'ils me guettent) surtout les vaches et les chèvres, tandis que les anes se mettent en plein milieu et n'en bougent plus. D'ailleurs en pays Dogon ça n'a pas loupé, j'ai roulé sur un agneau affolé (oui je sais c'est horrible, mais j'étais trop concentré à pas tomber dans le sable, pas question de faire un écart, et puis Mélanie m'a assuré l'avoir vu se relever après, par quel miracle..?)

Fana est une petite ville sans intéret particulier, mais elle permet de couper la route.

18/04/07: Fana - Bamako: 128 km   -> 4106km

Dernière étape à 2, la route se déroule facilement. En s'approchant de la capitale malienne, le paysage se fait plus vallonné, la savane arboré sèche est remplacé par des petites collines plus vertes, des gros blocs de rochers posés ici et là. Et toujours les marchandes de mangues le long de la route.

A Bamako, on retrouve l'ambiance des capitales ouest-africaines, une fourmillère de 2-roues dans une circulation brouillon de mini-bus verts délabrés, une pollution qui pique les yeux. Mais la ville est tout de meme assez aérée, coupée par le Niger et entourée par de petites butes qui offrent des panorama agréables.

La visite du centre est un véritable sport, à moto dans la circulation folle, comme à pied au milieu de tous les rabatteurs voulant nous vendre tout et n'importe quoi, surtout par la chaleur qui fait. Mais cet endroit débordant de vie nous attire tous les jours, on a besoin de ce petit bain de vie, de foule, de pagaille, par contre après c'est agréable de rentrer faire la sieste!

A Bamako, quand on traverse le niger, une bonne odeur de vase et de terre vous remplie les narines et malheureusement on retrouve le gout dans l'eau du robinet. (Au Mali, depuis le début je bois l'eau du robinet, on m'a dit qu'elle était traitée,et mon estomac a l'air d'accepter donc ça va) par contre là le gout est vraiment fort, c'est pas génial.

 

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Bruno 28/04/2007 20:19

5000 kilomètres !!!!  Chapeau bas  Monsieur Romain . Mais tu ne nous dis pas si tu as toujours mal aux fesses ????

emy 26/04/2007 19:43

une vraie aventure tout ça!continue a ecrire sur le blog!

Bruno 26/04/2007 11:58

 Je n'avais pas vu les photos du DOGON , superbes !!!! Merci

Bruno 26/04/2007 11:56

 Tu es devenu mécanicien , tu es en passe de devenir toréador , quelle expérience !!!!
 
 Bonne continuation

Michel 25/04/2007 19:55

Avec les photos c'est encore mieux.
Celles du pays Dogon sont superbes...
Bonne continuation