Dakar - Nouakchott

Publié le par Romain

02/05/07 : Dakar - Saint Louis : 283 km   -> 5755km

Je quitte Dakar un peu à reculons, j'étais bien ici! :-) Il y a toujours des énormes bouchons mais ce matin ils sont dans l'autre sens, je respire mieux. Je refait donc une partie de la route dans le sens inverse jusqu'au croisement qui monte vers le nord. C'est la direction que va prendre ma route pendant les prochains milliers de km, le long de la côte.

Je croise de nombreux "cars rapides" dotés de hauts parleurs bruyant, diffusant je suppose des prières. Sinon la route est assez monotone, à part quelques serpents et rongeurs que j'évite de justesse, ça se passe, toujours avec le mal de fesse. J'en parlais plus mais la situation est toujours la meme, peut-etre que je m'habitue quand meme un peu?

Puis arrive St-Louis, ancienne capitale de l'empire colonial mauritano-sénégalais. Elle est située à la fois sur la terre ferme, sur une île centrale où se trouve la vieille ville et sur une étroite bande de terre coincée entre l'océan et le fleuve Sénégal: la langue de Barbarie.

Les Sénégalais qui connaissent les deux parlent de St-Louis comme une Gorée en plus grand. C'est vrai que la vieille ville est composée de beaux batiments coloniaux (un peu en ruine quand meme..), des rues tirées au cordeau et un calme reposant qui s'oppose à l'effervescence bouillonante de Dakar. Ici on se sent plus tranquille.

 

03/05/07 : Saint Louis & la langue de Barbarie

Lîle de la vieille ville de St-Louis

Les pirogues de pêche, sur la langue de Barbarie

Les transports en commun sur la place centrale de St-Louis

04/05/07 : Saint Louis - Nouakchott : 304 km   -> 6059km

Pour la frontière j'ai le choix entre passer à Rosso ou Diama. A Rosso il parait que le racket de touriste est le sport local et qu'il faut etre très patient et à Diama, la route est plus longue et ya 100km de piste. Muum le bon choix..

J'ai rencontré 2 francais hier qui sont passé par Rosso, l'un est descendu à vélo, il a réussi à ne rien lacher l'autre est descendue en camion, elle a du payer plus de 100 euros "d'extra".. A diama il parait que la piste est en tole ondulée, ça me décide: je choisis les douaniers!

 

Le début de l'étape est assez vert, quand on est proche du fleuve Sénégal (qui sert de frontière) mais la végétation se raréfie rapidement si on s'en éloigne: juste quelques buissons et des épineux.

Puis arrive Rosso, je suis un peu tendu à l'idée de ce qui m'attend, j'ai entendu de tout sur ce passage. Les formalités du coté sénégalais se font bien mais je loupe le bac et comme les bureaux ferment de 12h à 15h du coté Mauritanien, j'ai intéret à me dépécher si je veux pas poireauter 3h. Il est 11h30.

C'est assez stressant car je me fais harceler de partout et je ne sais pas quelles sont les démarches officielles et les arnaques, faut payer ci, ça, la taxe de commune, le cachet du tampon, le passavant, l'enregistrement de la moto etc... Un petit coup de gueule pour calmer tout le monde et je mets ma moto sur une pirogue. Un sénégalais m'aide gentiment à faire tous les papiers (bon c'est sur faut avoir confiance, je lui donne l'agent, les papiers pour la moto pendant que moi je m'occupe du visa) et en une petite demi-heure, grace à lui, tout est reglé, j'ai juste le temps de me glisser entre les grilles avant que la pause déjeuner prenne effet. Ouuuuf ça y est, je suis en Mauritanie, j'ai tous les papiers et je ne me suis pas (trop?) fait anarquer, je souffle...

Avec le recul c'est pas si terribe que ça, si on n'est pas pressé par les horaires on doit pouvoir faire ça calmement, mais c'est vrai qu'elle pourra bientot concurrencer la frontière Nigério-béninoise ;-).

 

Maintenant direction Nouakchott! Les paysages sont très secs, des dunes ocres bordent la route quand ce n'est pas un sol caillouteux. Puis les dromadaires arrivent, un, puis 2, puis des troupeaux entiers sur le bord de la route.

Troupeau de dromadaires sur la route vers Nouakchott

La route est assez fatiguante, un violent vent de face me freine et soulève parfois le sable, son sifflement continu bourdonne dans mon casque, le soleil tape bien et j'ai eu la bonne idée de perdre ma crème solaire à St-Louis. C'est vraiment une bonne idée ça, avant cette traversée du désert..

"Youpi, j'ai perdu ma crème! "

(Je m'excuse pour la qualité pourrie des photos, j'ai pas accès aux logiciels très performant pour réduire leurs tailles..)

  

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Bruno 09/05/2007 18:27

 J'ai eu des problèmes avec mon PC ,  que de lecture !!!!  Ton récit est toujours aussi passionnant . Bon courage pour la suite .  ( J'adore ta photo  dans le désert  lol )

maman 09/05/2007 14:11

De Sablonceaux, je t'embrasse bien bien fort; bon courage pour tous ces Kms à manger !!Maman

jean-pierre 09/05/2007 12:26

Mais je vois que Dakhla, n'est que le début du Sahara Occidental. Michel est optimiste. Il y a encore une trotte avant d'arriver à Tarfaya ou au Cap Juby. Allez pense aux Dupont-d qui tournaient en rond dans le désert. Toi tu traces ta route.

jean-pierre 09/05/2007 11:57

Ah ! Ouaiaiaiais ! C'est parce que ça sent très fortement l'écurie, que ça devient dur. Arrivé à Tan tan, tu retrouveras la civilisation. Les circuits que de nombreux français ont fait, les uns en 4x4, les autres en stop, ou en bus locaux. Tu vas rencontrer tous ceux qui ont travaillé chez Pigeot. Ti connais Barbès, le foyer Sonacotra. Tu n'es plus dans la banlieue de la France, mais déjà dans la banlieue parisienne.  C'est plus touristique, que l'Afique Noire, mais, comme en France, les gens restent solidaires avec ceux qui font la route à pied ou en 2 roues.
Allez courage 

Michel 09/05/2007 09:07

Bravo pour la traversée du sahara occidental, c'était la partie la plus délicate... La moto et le chauffeur ont tenu le coup,
courage ! tu vas bientôt voir à l'horizon les palmiers du sud marocain...
Bonne continuation