Les marchés

Publié le par Romain

Ce week-end, j’ai fait quelques marchés. J’y étais encore jamais allé, d’une part parce que je n’ai aucune nourriture à acheter puisque j’ai un restaurant d’entreprise ouvert pour tous les repas à ma disposition et que je n’ai pas de cuisine et d’autre part car pendant la semaine je travaille et le we il y a souvent autre chose d’organise. Bien sur je peux acheter toutes sortes de choses dans la rue mais un vrai marché, c’est quand meme pas pareil.

Lekki Market

Le samedi matin nous sommes donc allés avec d’autres VI au Lekki Market, un marché dans un quartier populaire à l’est de VI (Victoria Island, où j’habite, pour ceux qui suivent pas). Ce marché est très grand et est divisé en plusieurs parties, pour la nourriture, pour la quincaillerie et aussi une pour les « touristes » si tant est qu’on puisse dire que quelque chose est fait pour le tourisme au Nigeria ! Disons que dans cette partie du marché on peut trouver toutes sortes d’objets d’art africain, sculptures, peintures, objets de décorations, bijoux, vêtements… Bref l’endroit parfait pour le touriste en mal de souvenirs ou l’expat voulant décorer sa maison.

On déambule donc dans des petites allées en se faisant héler à chaque pas par des « hello my friend, come in and see ! », on a vraiment des amis partout ici…. La majorité des clients sont des expatries, les vendeurs ont donc l’habitude de commencer avec des prix plutôt élevés, mais la négociation fait partie de l’achat comme dans la plupart des pays d’Afrique et très particulièrement au Nigeria !! mais j’aime bien ça, je trouve ça plutôt amusant.

 Ce marché est donc bien pour trouver de jolis objets africains mais pour se balader je préfère les vrais marchés locaux. L’ambiance est différente, c’est plus vivant, plus sale et plus bruyant aussi bref ça vit !

 

 

 

 

Le marché aux poissons à Epe

Dimanche, vu que le temps n’était pas très engageant, la sortie plage était un peu compromise. Je suis donc parti avec Luis (Chilien de Médecin Sans Frontière) et Sophie (VI à l’ambassade) pour Epe, un village de pêcheurs qui se trouve à 80 km à l’est de Lagos. Aucun de nous 3 n’a une voiture, on y est donc allé en taxi, mais avec les talents de négociateur de Luis et surtout sa facilité à communiquer avec les gens, ça nous a coûté que 1500N (soit 9 euros à 3). Luis travaille à temps partiel comme psychologue à médecins sans frontière, mais il voudrait aussi faire une étude sociologique sur les Yorubas, l’ethnie majoritaire dans la région de Lagos. Il cherche donc toujours à apprendre sur la vie locale.

A Epe, on se dirige tout d’abord vers le marché aux poissons. C’est un ensemble de petits box et étals sur le bord de la lagune. Une chose qui m’a frappé c’est qu’il n’y a que des femmes et des enfants sur le marché ; les hommes doivent pêcher (ou se reposer…), les femmes vendre ou acheter. Sur les étalages on trouve de tout : poissons, crevettes, crabes mais aussi iguane, crocodile, des escargots aussi gros que mon poing et même des brochettes de gros vers ! mmuuuuuummm miam miam ! ce sont de gros vers blancs bien juteux, gros comme mon pouce, ca donne envie !! Je suis rarement réticent pour essayer la nourriture locale mais la vraiment je crois que je pourrais pas… Je laisse donc les vers pour continuer vers les crevettes qui ont l’air bien plus appétissantes !

La végétation est très riche sur le bord de la lagune, c’est joli avec la couleur de l’eau et du ciel, toujours un peu menaçant d’ailleurs... Quelque instant plus tard, pendant que  Luis et Sophie finissent de négocier je ne sais quels dorades et maquereaux, je parle avec Ibrahim, 10ans, un petit garçon du village quand tout d’un coup de grosses bourrasques de vents soulèvent quelque paniers, le ciel s’assombrit, les gens crient un peu partout, ça c’est une bonne grosse pluie qui arrive ! On vient donc me voir « Oyibo, Oyibo, in your car, with your friend !! » Bah je veux bien, mais j’en ai pas de voiture moi, et puis c’est que de la pluie hein ! Luis et Sophie me rejoignent en m’expliquant qu’au premier coup de vent les prix ont dégringolés mettant fin à la négociation, avec la pluie le marche va s’arrêter. On s’abrite sous un petit toit de tôle quand la douche commence. Au bout d’une demi-heure, la pluie s’est calmée, on décide de retourner vers centre du village, on arrete donc la seule Okada du coin pour y aller : à 4 sur la moto, sous la pluie, dans une route transformée en mare, ca valait le détour !

Dans le village on achète quelques trucs à manger, dont du pof-pof (farine frit dans l’huile), ya pas plus simple mais c’est bon, nourrissant et à un prix imbattable ! Ensuite on part faire un petit tour dans le marché classique. Autant le marché aux poisons peut être renommé et donc fréquenté par d’autres expat autant celui la je pense qu’il y en a rarement qui y vont ! Je dis ça d’après la fréquence du mot « Oyibo ! » lancé à notre passage : environ tout les 3 secondes… Au cœur du marché, les échoppes sont tellement collées que les toits se touchent et abritent de la pluie. J’achète un peu de tissu pour me faire faire un pantalon plus tard puis on se décide à rentrer.

Comme notre chauffeur de taxi n’a pas trouve très intéressant de nous attendre tout l’après-midi, on rentre en Danfoo. Une fois l’arrêt trouvé, on s’entasse dans le minibus, je compte : 19 personnes. Bon c’est vrai qu’on est serré mais tout le monde à une place assise, j’en ai déjà vu des bien plus pleins ! Et finalement après une heure de trajet, nous revoici a Lagos, toujours un peu sous la pluie. C’était vraiment une bonne journée, les gens étaient sympas et on a eu aucun problème particulier, bref à refaire... Rien a voir avec ma premiere visite a Epe, (voir la fin de l'arcticle sur Okumu ;-) )...

Publié dans La vie a Lagos

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