Quelques scenes musicales

Publié le par Romain

  La famille Kuti

  Une des personnes importantes dans l’histoire musicale du Nigeria est Fela Kuti, grande star de l’Afrobeat. On trouve les Cd de ce monsieur, aujourd’hui décédé, jusque dans nos Fnac et Virgin. Parmi ses enfants, les plus connus sont Femi et Seun, tous deux musiciens.

  Femi Kuti est une star dans son pays, et même ailleurs aussi, il était récemment en tournée aux Etats-Unis et en Australie et il repart bientôt pour l’Europe. Il habite à Lagos et donne toutes les semaines des concerts, dans le nord de Lagos, à Ikeja, dans son « shrine ». « Shrine » signifie lieu de culte en anglais donc, comme son père qui avait lui aussi un shrine, Femi Kuti est peut être un peu mégalo… Mais c'est une question de culture aussi et puis quand on assiste a ses concerts, quelle ambiance !! Tout d’abord, l’accès est gratuit la semaine et coute 500 Nairas (3 euros) le dimanche soir, donc il y a pas ou peu de sélection sur le porte-monnaie. Et avec sur la scène la quinzaine de musiciens, les multiples percussions, les danseuses et son énergie, il comble son public !

  

Femi Kuti sur sa scene du "New Africa Shrine", situé a Ikeja, Banlieue nord de Lagos.

Je n’y suis encore jamais allé le dimanche, mais en semaine, on est très souvent les seuls blancs, perdus au milieu des 400/500 personnes présentes, et on a le droit a des regards amusés, interrogateurs, des saluts, des leçons de danse aussi… Ce sont des moments où on se sent vraiment immergé dans la vie locale et où en plus on ne nous regarde pas comme une tirelire ambulante (ce dernier point étant assez rare pour être soulignéJ). Le shrine est donc un endroit très sympa pour danser sur de l’African beat, rencontrer des gens, boire une Star (bière nigériane) et même si c’est le soir, il fait encore bien chaud, alors ça devient un vrai sport de danser pendant 2-3 heures !!

Seun, le frère de Femi, est moins connu. Contrairement a Femi qui a son propre répertoire, il chante uniquement les chansons de son père Fela. J’ai assisté à un de ses concerts au centre culturel français il ya deux semaines et là aussi quelle ambiance ! Il faut dire que les nigérians savent y faire question rythmes et musique, que ce soit les chanteurs ou le public. Bref l’enthousiasme général était tel que tout le monde dansait devant la scène et qu’à la fin j’étais bien trempé !

Lagbadja

 La semaine dernière, je suis allé voir Lagbadja (là pour l’orthographe je ne garantis rien…)avec Jean-Baptiste, 2 canadiennes, 2 nigerians et 2 norvegiens (je suis content j'ai pu ressortir 3 mots de suedois, ils ont compris! J). Lagbadja donne des concerts tous les derniers vendredis du mois dans le main land, le quartier populaire de Lagos. L’ambiance y est différente de celle du shrine, l’entrée coute 1000 Nairas -donc il y a déjà une sélection- et il y a un service d’ordre, bref c’est pour une classe un peu plus riche et on se sent tout à fait en sécurité (si jamais ce n’était pas le cas au shrine).

Lagbadja est lui aussi accompagné de pleins de musiciens, dont un grand nombre pour les percussions, et de danseuses. Il porte un grand masque, qu’il change à chaque fois parait-il, c’est original et ca fait folklorique mais qu'est ce qu'il doit avoir chaud ! Au fur et a mesure que la soirée avance, le nombre de personnes dansant devant la scène augmente et à la fin, le chanteur invite sur scène des personnes voulant faire une petite démo de danse, c’est sympa. Mais autant dire qu’il faut que je m’entraine encore un peu avant de pouvoir rivaliser avec eux ! Ça me brule les cuisses au bout de quelques minutes leurs danses !!... et puis ils bougent à une vitesse aussi !

Keziah Jones

  Samedi dernier, on a eu le droit à un petit concert surprise de Keziah Jones ! Bien qu’habitant maintenant aux USA, il est Nigérian à la base, et revient donc de temps en temps à Lagos. Il ne se produisait pas sur une grande scène locale, comme on pourrait l’imaginer, mais dans le magasin d’un de ses amis, en petit comité, devant une cinquantaine de personnes. Bref c’était une rencontre assez imprévue avec ce musicien, mais très sympa ! Quelle rapidité dans ses doigts courant sur la guitare... j’y connais pas grand-chose mais c’était bien impressionnant !

Le CCF

  En plus de ces concerts, il y a toujours des groupes qui jouent au centre culturel français. Mais plus pour longtemps malheureusement, car le CCF va bientôt fermer ses portes parait-il, pour être regrouper avec celui d’Abuja, la capitale. C’est bien dommage car il marche très bien et ça permet de rencontrer très facilement des nigérians, d’avoir accès a des spectacles locaux aisément… bref c’est une antenne culturelle et un lieu d’échange bien utile pour promouvoir des petits spectacles ou tout simplement discuter.  

Publié dans La vie a Lagos

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