Les infrastructures

Publié le par Romain

Les routes : L’état des routes à Lagos est très inégal, même dans les quartiers riches et des affaires (là ou j’habite), on trouve des grands boulevards bien bitumés aussi bien que des allées en terre digne d’un bon terrain de cross. Il faut d’ailleurs être bien vigilant quand on ne connait pas la route par cœur car prendre un nid de poule de 15cm à pleine vitesse, ça remue ! Et puis après une grosse pluie, les rues en terres se transforment en marre.

 

On trouve aussi de nombreux barrages sur les routes, souvent la nuit. La plupart du temps ce sont des barrages « officiels »,  c'est-à-dire que sont juste des policiers qui essayent d’arrondir leur fin de mois et qui vous aborde avec un « what do you have for me my friend ? ». Il faut alors user de diplomatie si on ne veut pas sortir son porte-monnaie, ou mieux, avoir une plaque diplomatique ! J C’est le cas de 2 amis VI qui travaille à l’ambassade et c’est très pratique !

 

L’autre sorte de barrage ce sont les mercenaires, et là la diplomatie ne sert à rien, que ce soit en parole ou en plaque ! Heureusement ce genre de barrage est bien plus rare et se rencontre plutôt dans des coins réputés dangereux, je n’en ai jamais vu.

  

L’électricité : L’EdF Nigerian (NEPA, pour National Electricity Power Agency rebaptisé ici Never Expect Power Always) a encore quelques progrès à faire et les coupures de courant sont nombreuses. Je dirais qu’il y en a au moins une par jour, parfois plus. Au bureau, les ordinateurs sont reliés à des onduleurs donc ça ne nous dérange pas trop, dans ma chambre je me retrouve dans le noir mais de toute façon, les coupures sont généralement de courte durée (quelques minutes, mais c’est parce que c’est le quartier riche de Lagos aussi, ailleurs ça peut être plus long…).

 

En ce qui concerne les fils électriques, la technique de l’enterrement n’a apparemment pas été adoptée ! Les fils sont partout, parfois soutenus par des perches en bois quand les poteaux se sont effondrés, parfois pendant à 1m50 au dessus du sol !

 

 

 

Les égouts : A Lagos, une partie des égouts sont à ciel ouvert (je dis « une partie » car j’espère que c’est qu’une partie, mais j’en sais trop rien. En même temps, si c’était tous les égouts je me dis que ca sentirait vraiment mauvais or c’est pas le cas). Bref sur le bord des routes, il y a des espèces de caniveau, d’environ 80 cm de profondeur, recouvert ou non, de plaques en béton ou de grilles : plusieurs amis sont déjà tombes dedans : sympas !! En ce moment ils les vident, car ils étaient complètement bouchés : mais comme souvent au Nigeria, l’organisation a du mal à suivre : les ouvriers vident les égouts mais déposent les déchets sur la route… ! Les budgets ont peut être étés prévus pour vider mais par pour enlever les déchets.

  

L’eau : Bien sur l’eau courante n’est pas potable, quand on voit sa couleur déjà ca fait bizarre : Ya parfois des petits passages ou c’est un peu marronnasse, ca fait pas très envie sous la douche ! Enfin l’eau courante est déjà très appréciable, j’ai été visite l’appart d’une amie camerounaise qui travaille a l’école française ici, c’est autre chose : Il faut aller chercher l’eau en début de semaine dans un gros réservoir pour remplir celui de sa douche. Pareil pour la cuisine, c’est dans ces conditions qu’on apprécie vraiment la valeur de l’eau : pas de gaspillage inutile !

Publié dans La vie a Lagos

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