La circulation et les transports

Publié le par Romain

La circulation:  

A Lagos les bouchons sont un des problèmes majeurs de la circulation, ici on appelle ça des « go-slow » (expression imagée pidjin, le langage anglo-nigérian). C’est ainsi qu’à tout heure de la journée il y a une continuelle agitation accompagnée d’un concert permanent de klaxon. Le klaxon, c’est l’instrument le plus important ici, et les nigérians s’en servent tout le temps, ça n’est en aucun cas un signe d’énervement ou de surprise (comme en France, où on supporte mal de se faire klaxonner !), c’est juste pour dire « je suis là » et apparemment les conducteurs aiment bien rappeler qu’ils sont là, car ils l’utilisent environ toutes les 10 secondes... La rue est donc assez bruyante avec tous ces klaxons, il parait qu’on s’y habitue avec le temps jusqu'à ne plus les entendre même, mais j’ai du mal à y croire ! Et si c’est vrai, alors à quoi ça sert de klaxonner puisqu’on y fait plus attention ! J

  Le bruit n’est qu’un des aspects du bouillonnement de la circulation, les règles de conduite en sont en autre. Enfin, je dis les règles, je devrais plutôt dire l’absence de règle ! Tout d’abord, je n’ai que très rarement vu de feux rouges, la priorité se prend c’est tout. Ensuite on double aussi bien par la droite que la gauche, les véhicules lents n’ayant pas de voie particulière, on est donc souvent amenés à slalomer entre les camions surchargés, les charrettes ou encore les véhicules en pannes…Pour acquérir un permis de conduire nigérian, rien de plus facile, il suffit de l’acheter J ! Attention il y a une réputation à tenir, ce n’est pas pour rien que le Nigeria est le deuxième pays le plus corrompu au monde ! (après le Tchad pour les curieux). Cela explique donc la conduite, disons étrange, de certains conducteurs… 

 

 

 

Les moyens de transports :

Les Danfos : C’est le moins cher, le plus populaire, une sorte de bus de ville (entre 10 et 30 Nairas le trajet, soit 0.05 à 0.15 euros). Ce sont des minibus jaunes ou blancs et vert (genre WW transporter), parfois à peine plus gros, avec quelques rudimentaires bancs plus ou moins bien fixes a l’intérieur. Le but du jeu est apparemment d’y faire rentrer le plus de personnes possibles, et ma fois avec une quinzaine de personnes environ c’est déjà un bon score il me semble, inutile de vous dire qu’à l’intérieur on n’a pas froid ! Il doit y avoir des trajets bien définis, mais après pour comprendre lesquels ??? En fait, en plus du chauffeur, un autre employé est charge de crier la destination et de faire rentrer les gens, mais encore faut-il comprendre ce qu’il dit et savoir le situer… bref, bien trop dur pour l’instant, je ne l’ai pris qu’une fois pour faire 400m dans ma rue, c’est un début ! 

Les Okadas : Le plus rapide, pas cher non plus. Ce sont les motos-taxis, en fait tout simplement les motos puisque tous les conducteurs de moto font ce métier ici. Avec ca on évite tous les go-slows facilement et au moins on n’a pas trop chaud les cheveux au vent. On y monte à 2 ou 3, pas de casque bien sur, et ensuite on fait attention à ses genoux et confiance aux chauffeurs qui ma foi sans tirent très bien, se faufilant au cm près entre les voitures c’est impressionnant, voir même sportif dirons-nous. Pour l’instant, c’est le moyen de transport que j’utilise principalement, néanmoins il est limité pour les trajets relativement courts (3-4km). Selon les négociations, ça revient à environ 50-70 Nairas la course (0.4 euros) par personne. 

Les taxis : Ce sont des vieilles voitures jaunes, au moteur faisant un bruit plus que douteux. A part ca rien de bien différent avec nos taxis, sauf le prix peut-être, qui dépend uniquement de l’humeur du chauffeur et de la qualité de négociateur du client.  

Les voitures des expats : Bah oui, car même si moi je n’ai pas de voiture, la plupart des autres VIE et expats en ont ! et c’est bien utile pour aller à la plage, visiter les alentours ou même sortir le soir en toute sécurité. Non pas que l’Okada ou le taxi soit dangereux le soir, mais au mois là ça limite les risques.

Publié dans La vie a Lagos

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