Il y a de plus en plus de baobabs sur le bord des routes, des arbres au tronc immense qui poussent dans de telles conditions de chaleur et de secheresse, ca impressionne. En travers de la route, un camion renversé. La circulation est toujours tres faible (tant mieux) mais l'état des poids lourds et leur surchargement multiplient les accidents.
J'arrive rapidement a Paga, poste frontiere, je quitte donc definitivement l'anglais, maintenant ce sera uniquement des pays plus ou moins francophones. Les formalites se passent sans aucun probleme. Je retrouve les bonnes vieilles peugeot, voiture symbole de l'afrique s'il en est. (Au Ghana c'etait plus des petites asiatiques).
Bon bah la si vous avez pas compris, j'arrive au Burkina...A Pô je décide, malgré les 30 km de piste qui m'attendent, de faire un detour par Tiebele, village de l'ethnie des Gourounzi repute pour ses habitations traditionnelles.
Pour me recompenser, non seulement la piste est bonne mais en plus l'accueil au village est très sympatique. Apres qques minutes de discussions avec des jeunes qui m'avaient aborde, je suis invite a venir dormir chez l'un d'eux.
Là j'avoue j'étais méfiant, c'est pas possible, c'est trop facile, c'est encore une arnaque pour touriste? ils vont me presenter la facture après? Mais c'était sans compter sur l'hospitalité naturelle des africains, il n'en sera rien. Martin et Ibrahim me font ainsi visiter leur village, le marché, la fete pour les funerailles (encore..), le lac ou on peut se baigner, le barrage pour irriguer des potager en aval, et les habitations traditionnelles.
Ce sont des huttes en bouse de vache et terre cuite, peintes par les femmes selon des motifs relatifs a la vie de tous les jours. Les huttes rectangulaires sont pour les couples, celles en formes de 8 pour les grands-meres qui habitent avec les petits enfants et les filles celibataires tandis que les petites rondes sont pour les hommes celibataires. Chaque famille élargie a son assortiment de huttes comme ca regroupees autour d'une cour ou se trouve le betail.
Les habitations traditionelles, dans le village de Tiebele (Burkina)Chez Martin en l'occurence, il ya les grands parents, les cousins, oncles et tantes et aussi des cochons, vaches, chevres et poules. Les habitations sont bien sur assez rudimentaires mais on trouve maintenant des meubles dedans : lit, table.. Le soir, la fete bat son plein pour les funeraillles (ca dure 3 jours) et j'apercois rapidement des silhouettes d'hommes titubant: ils ont un peu trop force sur le "dolo", la biere de mil local.
25/03/07 : Tiebele - Ougadougou : 178 km -> 2047 km
Qu'est ce qu'il fait chaud.. j'ai la gorge seche en permanence, heureusement il y a le lac. En me baignant avec les enfants un doute me prend "attends, Martin il m'a bien dit qu'il y avait des crocos ici.." je prends donc mon ton le plus assuré, pour les questionner, tout en recroquevillant les doigts de pieds. Mais ils sont petits, ils ont peur des hommes et ils sont de l'autre cote du lac parait-il.
A 8h, le soleil est deja haut dans le ciel, ca tape, il faut pourtant aller finir d'arroser les plates-bandes de patates douces, heureusement il n'en reste pas trop et des puits sont creuses un peu partout pour limiter les trajets. Et dire qu'il doivent faire ca tous les jours pendant des heures.. Quand je parlais de travail ereintant!
Au petit dej, j'ai droit au to a l'oseille, une pate de mil. Je trouve ca un peu dur quand meme, je preferais les mangues fraiches du potager/verger !
Puis c'est le depart pour Ouaga. La route est un peu monotone, toujours tres sec, toujours pas de circulation, quelques velos et mobylettes dans les villages traverses. Et j'arrive dans la capitale burkinabaise, où je suis accueilli comme un roi par Severine, qui est VI ici.
A Ouaga, il fait très chaud! en gros 38 à 40°C. C'est assez usant, on reflechis à 2 fois avant le moindre effort physique.. Sinon la ville a l'air sympathique, les burkinabés ne faïssent pas à leur réputation de personnes accueillantes, gentilles et calmes. En revanche, la circulation est comme toujours un beau foutoir.. Ici la reine c'est la mob, yen a des milliers, qui vont dans tous les sens, dans un nuage de gaz gris, ca pique le nez.
Je profite quand meme des quelques jours passes ici pour me reposer un peu, apres ces premiers 2000 km. Je suis deja bien content d'etre arriver jusqu'ici!
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